Mt-Wright, Anecdote

Bien installé dans le tracteur 462 sur la halde des ours, j’attends les camions de la pelle 533.

 Je réalise que les derniers mois furent fébriles. J’ai donné de la formation sur les camions, j’ai refait des chemins en tracteur et je me suis investi dans ce que vous avez devant vous. Chaque photographie a son histoire. Ce sont des coups de cœur pour un monde dans lequel j’évolue, que je découvre et qui me fascine encore et toujours depuis 20 ans.

 Dans la mine, à découper des montagnes, on se donne des leçons de géologie. On se fait des paysages lunaires et des canyons qui font penser au Colorado. A l’intérieur, chaque ligne de moulin, chaque atelier est une île parmi d’autres sous un même ciel étoilé au sodium. Je n’ai pas tout couvert. Voyez-vous, mon voyage n’est pas terminé.

 Mt-Wright n’est pas un monde facile. Les extrêmes s’y côtoient On y transforme des montagnes en granules. La seule chose qui n’existe pas ici, c’est l’indifférence.

 François Trahan, 9 juin 1997, 8h09 am…

Mt-Wright, Anecdote est ma première exposition solo présentée au Musée régional côte-nord durant l’été 1997. Engagé le 15 novembre 1976, on avait dit de moi que je ferais pas plus d’un mois. J’ai pris ma retraite en mars 2011 après 34 ans de service et j’y retourne l’été en remplacement de vacances. L’esthétique minier y est toujours aussi fascinant…

 

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