Exotisme / le MINOX GL 35

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Été 1998. Le Minox est un cas à part. J’ai longtemps cherché un substitut au Canon GIII. La machine compacte qui nous suit partout. Un beau jour, Janine Paradis m’a proposé un Minox avec le flash, les étuis et tout. Je connaissais de réputation, c’est de la même veine que les Rollei compacts. C’est un bel objet, High class et la lentille est un bijou. Je fus séduit. Il y a cependant un prix à payer. D’une part, la miniaturisation ne fait pas bon ménage avec l’ergonomie. La sélection de l’ouverture n’est pas toujours aisée et le rembobinage est une épreuve de force. D’autre part, l’absence de télémètre couplé. J’ai boudé l’appareil un certain temps pour ces raisons mais mon instinct m’a évité de m’en départir. J’ai laissé mûrir la chose. Il y a eu un déclic. La relation torride et passionnelle basée sur le désir a cédé la place à une relation torride et passionnelle basée sur la connaissance, le respect et la pérennité… On apprend à vivre avec ; l’hyperfocale devient notre maître à penser et à vrai dire, on a tendance à intervenir au minimum sur les réglages. Le seul véritable défaut que je lui trouve est sa sensibilité au froid. Le mécanisme d’armement devient moins précis, plus dur et l’obturateur gèle parfois… On pourrait ajouter que la vitesse maximum (1/500e de sec.) combinée avec l’ouverture minimum (f 16) est un peu « limite » à l’extérieur, l’hiver quand on utilise un 400 iso. Il arrive souvent qu’on dépasse la limite et que l’on rate l’image par surexposition. Oui, je sais. Je pourrais faire du 100 ISO et gagner en qualité image. Je sais…

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