La première machine neuve / Le MINOLTA XE-5.

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Fermont, printemps 1977. Viseur noir sur boitier chrome, ça ressemblait au Nikon F2. Pour cette raison, je l’ai préféré au XE-7 pourtant pas tellement plus dispendieux. Je n’ai pas fait les choses à peu près, c’est avec une 50mm/1.4 que la machine est arrivée à la maison. Ma première machine automatique. Débrayable, bien sûr. L’engin est plus lourd et plus encombrant que le SR-3, il a pour lui la réputation de Leica avec qui Minolta a développé les XE-5 et XE-7. Avec le recul, et après avoir fait l’expérience d´un Leicaflex, j’ai réalisé que la légendaire douceur Leica, sans y être à 100%, se manifestait quelque peu…

A l’époque, cependant, la tendance à la motorisation pointait déjà le bout de son nez et le XE-5 n’était pas motorisable…

Pour faire une histoire courte, j’ai vendu le XE-5 à mon copain Gerry Valcourt, qui me l’a cédé plusieurs années plus tard en échange d´un service. Le commutateur de mise en marche était brisé, j’ai fait réparer en même temps qu’un bon nettoyage et elle était à nouveau de service. Plusieurs élèves du club de photo Caniapiscau ont fait leurs premières armes avec cet appareil. Je l’ai prêtée à Marie-Claude Smith pour sa maîtrise en Arts multidisciplinaires. Après sa maîtrise, je la lui ai donné en échange d´une de ses œuvres, Vade Mea cum.

Un malencontreux accident a probablement signé son arrête de mort, à la XE-5. La caméra est tombée du sac dans lequel Marie-Claude la transportait.

Je dis «probablement » pour une raison bien simple. Le XE-5 est de retour à la maison. Selon mon amie Janine Paradis, ma super-mécano de Kodak, la XE-5 est réparable mais son héritage Leica pourrait faire monter la facture à $300.00. C’était à la fin du siècle dernier.

Un jour, peut-être…