Le délire motorisé / le MINOLTA SR-M.

SRM

Été 1977. Le même ami dont je ne me rappelle pas du nom possède un Minolta SR-M. Je le revois lors d´un passage à Québec, on parle photo, je lui parle du XE-5, de son seul défaut. Il me fait une proposition que je ne peux refuser. Je lui envoie mon boîtier SR-3 et quelques dollars et il me retourne le SR-M en échange. Affaire conclue !

Le SR-M est complètement noir (ce qui est réservé aux machines professionnelles à l’époque), avec une imposante poignée flanquée sur sa droite qui contient 8 piles AA (très lourd) et est complètement manuelle, sans posemètre aucun. Là aussi, ce fut une merveilleuse école… J’ai travaillé en diapo sans posemètre et avec une marge d’erreur minime. C’était mon défi de bien juger la lumière. La règle du f 16 a aidé, bien sûr, mais ça n’était pas toujours évident et ça n’était pas toujours à l’extérieur, pas toujours à la même heure…

La tendance à la motorisation n´est pas apparue seule. Les boîtiers compacts à multi-automatismes intégrés sont désormais la panacée. Deux boîtiers lourds et encombrants sont doublement lourds et encombrants…

La modernité a eu raison de la bête et je l’ai donné en échange à l´achat du XD11. Je ne me rappelle plus du montant que j’ai eu pour le SR-M. Ça m’a paru équitable à l’époque, et ça l’était sans doute. On en trouve occasionnellement sur ebay et, généralement, rien en bas de 1500$ US s’ils sont complets et en ordre de marche. La nostalgie étant ce qu’elle est, j’aimerais bien retracer le SR-M et dans la même foulée, j’aimerais bien retracer le SR-3 également. C’est quoi son nom ? …

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