Le premier 35mm / le CANON G-III.

Canon GIII_650x900

Thetford Mines, 1973. À cette époque, ma sœur Claire envisageait de faire des études en cinéma et possédait un Canon G III mais ne l’utilisait pas. Elle m’a offert de m’en servir. Je l’ai utilisé régulièrement en 73, 74 mais un beau jour, son ex est parti avec le Canon…

La première impression que j’ai eu du Canon, c’est le métal. Les Brownies en plastique étaient légers. Malgré sa compacité, le Canon me semblait lourd en comparaison mais cette sensation était positive. Il s’agissait, bien sûr, du poids de la qualité. La sensation tactile était fascinante. J’avoue qu’à l’époque, je n’ai pas utilisé tout le potentiel de l’appareil. Je ne me souviens pas avoir travaillé autrement qu’en automatique. Cependant, le résultat fut toujours à la hauteur et c’est tout dire si j’ajoute qu’à l’époque, j’utilisais majoritairement du film Fujichrome.

À l’été 96, je vais chez Simon’s Camera pour acheter un zoom Sigma 70-300 APO pour le Nikon. Que vois-je sur la tablette ? Un Canon G-III. Il en demande $195. Je tente de marchander mais rien à faire. Je choisis la patience et je me dis qu’avec le temps, si la chose reste sur les tablettes, il finira bien par baisser son prix. Après 6 mois de négociations, je cède et j’avance les $195 demandés. Même sensations qu’à l’origine, le même plaisir retrouvé mais avec un élément de surprise. Avec toutes ces années à exploiter le grand angle, passant du 35 au 28, du 24 au 20, j’avoue ne plus être à l’aise avec un 40mm. J’ai l’impression de manquer de recul mais ça revient. J’apprécie plus que jamais l’ouverture à 1,7 et le viseur à télémètre couplé! Le Leica du pauvre, je vous dis… La garantie aurait pu être plus longue, ça aurait fait mon affaire. Au bout de 4 mois, kaput. Les lamelles de l’obturateur sont figées. Réparer la chose est trop onéreux pour un « nice to have ». Désormais, elle sert de bibelot dans ma bibliothèque où sont regroupés tous les appareils de mon parcours à l’exception du Minolta SRM que je n’aurais jamais du laisser aller mais ça, c’est une autre histoire…

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