Première acquisition / le MINOLTA SR-3.

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Québec, printemps 1975. Les cours du soir en arts au CEGEP Ste-Foy m’ont fait rencontrer un ami de Thetford déménagé à Québec et dont je ne me rappelle malheureusement plus du nom. Sa blonde était impliquée dans le comité de l’éducation permanente tout autant que moi et c’est ainsi que nous avons repris contact. Il tripait photo depuis longtemps et on s’est mis à parler de mon désir de me procurer un 35mm reflex. Il m’a vendu un Minolta SR-3 avec une 50mm/1.8, un télé Soligor 135mm/3.5 « preset ». Cet équipement datait de 14 ans mais était en parfait état.

Le SR-3 est complètement manuel avec un posemètre amovible qui se greffe sur le dessus du boîtier. Ce sera un merveilleux outils d’apprentissage. J’ai traîné l’engin en moto pendant deux ans, j’ai travaillé principalement en diapo. Avec ce que je sais aujourd’hui de la diapo, je suis surpris (à rebours) des résultats obtenus. C’est également avec le SR-3 que j’ai fait mes premières armes en noir et blanc. C’est ce même ami qui m’a initié à l’idée de faire du noir et blanc et, pour minimiser les coûts, de faire faire des planches-contact. Merde, c’est quoi son nom ?

Il a repris le SR-3 en échange pour le Minolta SRM mais j’ai retrouvé un boitier sur Ebay au tournant du siècle. Le 1er octobre 2001, la technologie moderne fait en sorte que j’ai un boitier high tech (Nikon F100) mais pas d’objectifs (j’avais du les envoyer à Toronto pour une mise à jour logicielle…) pour saisir de superbes aurores boréales. En moins de temps pour le dire, j’ai sorti le SR3 et un objectif 28mm. Le film Fuji Superia 800 ISO de dernière technologie argentique a fait le reste. Face au numérique, l’argentique n’a pas dit son dernier mot! 15 ans après cet exploit, le SR-3 fonctionne toujours…